elles étaient infirmières

création 2014

A partir d’extraits de journaux intimes et de correspondances, « elles étaient infirmières » nous apporte un éclairage différent sur la première guerre mondiale. L’histoire d’une correspondance imaginaire entre deux jeunes filles qui ‘font ‘ la Croix-Rouge, engagées dans le même conflit ; l’une est allemande, l’autre française. L’histoire de Suzanne et Lena.

Deux témoignages, deux points de vue pour raconter la même histoire.

 

Cette lecture/spectacle est née de la demande d’une amie bibliothécaire qui me demandait si je comptais proposer un spectacle de Martine Blancbaye pour la commémoration de la première guerre mondiale. Personnellement, j’imaginais que nous serions tous bientôt saturés de propositions diverses et variées et je ne voyais pas très bien ce que je pouvais apporter de plus.

Mais le vers était dans le fruit… et je me suis souvenue qu’au cours de mes tournées en milieu rural j’étais toujours étonnée de voir, sur les monuments aux morts, dans la liste des « enfants morts pour la France » qu’il n’y avait aucune femme ; on ne parlait que des soldats, pas de celles qui avaient pansé leurs plaies et qui avaient dû souffrir de ce conflit, elles aussi. De là est né « Elles étaient infirmières ».

Je suis allée chercher dans les archives des lettres d’infirmières, des extraits de journaux intimes pour la France. Et pour l’Allemagne, je me suis inspirée d’un roman épistolaire et autobiographique d’Adrienne Thomas : Catherine Soldat, où une jeune fille de seize ans s’engage à la Croix-Rouge dès le début du conflit, à Metz, ville allemande à l’époque.

Et à partir de ces lettres une histoire est née : celle de Suzanne, (grand-tante de Martine) et de Lena, qui vont se raconter durant plus d’une année, leur guerre.

 

J’ai pris soin de sauvegarder la vidéo et les photos du spectacle parce qu’on n’est jamais trop prudent. Mais un triste jour, le disque dur que j’avais pourtant bien en main m’a échappé. Il est tombé lourdement et depuis il refuse de coopérer. Par conséquent, il n’y a plus ni photos, ni vidéo.

Mais le spectacle est très bien.

Avec toutes mes excuses,

Martine Blancbaye

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